INTERVIEW. La vidéaste et chanteuse Styleto, de son vrai nom Laure Gonnet, a pris la place de Karine Ferri dans la saison 12 de The Voice Kids. La jeune femme de 28 ans dresse le bilan de sa première dans le télé-crochet de TF1 pour Télé-Loisirs et nous dévoile à quoi s'attendre pour la finale diffusée ce samedi 3 octobre 2026.
La relève est assurée dans les coulisses de The Voice Kids. Styleto a fait ses débuts à la télévision dans la douzième saison du célèbre télé-crochet de TF1. Connue pour sa proximité avec sa communauté, elle reprend le flambeau tenu jusqu'ici par Karine Ferri, qui avait soutenu et guidé les jeunes talents en coulisses durant onze éditions (2014-2025).
Celle qui se qualifie de "grande sœur" dans l'émission apporte un véritable vent de fraîcheur et instaure une complicité évidente à l'antenne avec les candidats avant leur grand saut sur la scène. Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, Syleto a fait un premier bilan de cette aventure inédite dans sa carrière.
"Quand j'ai accepté, j'ai demandé..." : Styleto dévoile ce qu'elle a demandé à la production de The Voice Kids 2026
Télé-Loisirs : La télévision était-elle une ambition secrète pour vous ?
Styleto : Non, c'est arrivé par hasard. Je n'aurais jamais pensé chanter à la télé ou même y avoir un rôle. Dans The Voice Kids, je suis un peu la marraine, la grande sœur ou la copine des enfants. Je ne suis pas du tout animatrice et ce n’est pas ce qu'on m'a demandé de faire.
Quand j'ai accepté, j'ai demandé à pouvoir être libre d'être moi-même et de faire des blagues. Ils pouvaient en faire ce qu'ils voulaient au montage, mais je ne voulais pas me prendre la tête. J'ai abordé mon rôle comme si c'était mon propre contenu.
Votre passé de créatrice de contenu vous a-t-il aidé à appréhender ce rôle ?
Oui. Je n'ai pas peur de parler devant des caméras. Internet m'a aidé à être à l'aise et à rester naturelle. Ce qui était plus compliqué pour moi, c'est que face à chaque enfant, je n'avais pas envie de réciter ou de me répéter.
Au début je me disais que ça allait être simple, mais quand il y a eu le premier talent, j'ai eu envie de pleurer d'émotion. J'ai compris que ça allait être plus dur que prévu. Finalement, j'ai réussi à être moi-même et à avoir des discussions sincères avec chaque candidat. J'ai adoré.
La présence de Nikos Aliagas a-t-elle été un moteur ou une pression supplémentaire pour vous ?
C'était un rêve. J'adore Nikos et je suis fan de lui depuis des années. Je n'ai pas arrêté de lui répéter. Quand je l'ai rencontré en tant qu'artiste, je m'étais dit qu'il était génial car il a toujours les bons mots, même en off, pas seulement à la télé.
Dans The Voice Kids, il a été ma bonne fée. Il n'a pas cherché à me transformer en animatrice, il m'a simplement aidé à prendre confiance. Je me souviens qu'au début, j'avais du mal avec les oreillettes parce qu'on me parlait en même temps que je tournais. J'ai cru faire une syncope ! Je n'arrivais pas à faire les deux choses en même temps.
Nikos Aliagas vous a-t-il donné des conseils ?
Il m'a simplement dit que le secret, c'est de rester naturelle et que le rester suit. S'il y a un petit couac, ce n'est pas grave si tu n'as pas l'air paniquée. Il m'a vraiment rassurée.
Il paraît qu'il n'a jamais réussi à prononcer votre nom correctement et vous appelait "Styléto" pendant le tournage…
Parfois, je laissais filer et à d’autres moments, je lui disais "C'est Styleto !". [Elle rit.] je crois qu'il aimait bien. Au début, il ne faisait pas exprès et c'était pour me taquiner. C'était devenu un running gag entre nous.
"C'était un tournage intense" : Styleto revient sur sa première saison de The Voice Kids
À quoi doit-on s'attendre lors de cette finale de The Voice Kids 2026 ?
Il y aura forcément beaucoup d'émotions. C'est bateau, mais c'est vraiment le cas. J'ai été marquée par l'entente entre tous les enfants finalistes. Ils étaient vraiment là pour faire de la musique.
Évidemment, chacun avait envie de gagner, mais ils étaient tous proches et solidaires. Il n'y a eu pas de réelle compétition entre eux : ils se donnaient de la force, ils se regardaient et chantaient les chansons des autres. J'ai trouvé ça beau.
Comment était l'ambiance avec les quatre coachs ?
J'avais la chance de les connaître déjà un peu parce que j'ai rejoint Les Enfoirés cette année. Même si j'étais la petite nouvelle dans The Voice Kids, c'était moins impressionnant. C'était un tournage intense qui nous a permis de nous rapprocher davantage. Je les adore tous !
Qu'est-ce qui vous a plu dans leur approche avec les talents ?
C'était très intéressant de voir les mots que chacun avait pour les enfants. C'est important de les préserver et d'être doux, même si les talents savent entendre les choses. Il faut leur dire pourquoi un fauteuil ne s'est pas retourné et ce qu'ils pourraient améliorer pour la prochaine fois. Les quatre coachs étaient super doués.
Quelles ont été vos méthodes en coulisses pour aider les finalistes à canaliser leur stress ?
Je n'étais pas avec eux tout le temps. Ils avaient des coachs vocaux ou des accompagnateurs attitrés. C'est important pour eux d'être avec ces personnes juste avant leur passage pour rester concentrés. Moi, je les voyais soit avant, soit juste après. J'étais trop fière et je leur demandais leur ressenti.
Ils étaient plutôt focalisés sur les prestations des uns et des autres, et non concentrés sur leur stress. Ils demandaient des nouvelles des copains et copines, pour savoir si ça s'était bien passé. Pour moi, ce n'était pas comme une finale : c'était juste un beau concert avec des voix incroyables.
Qu'est-ce que l’émission vous a apporté ?
Ça m'a aidée à être rapide et trouver les bons mots aux bons moments. Humainement, c'était génial. Que ce soit les enfants, les coachs, Nikos, et toutes celles et ceux qui sont derrière... Ça reste des rencontres incroyables.
J'ai aussi reçu une belle leçon d'humilité grâce aux talents. Faire ce qu'ils font à leur âge, c'est impressionnant. Ça remet la musique au centre. Ils sont là pour chanter et ne s'embrouillent pas l'esprit avec le reste. Ils m'ont permis de me rappeler pourquoi je chante à la base.
Passer de YouTube à la musique suscite parfois des préjugés. Quelles critiques avez-vous dû affronter à vos débuts ?
J'ai surtout dû affronter ma propre critique. J'étais la personne la plus dure avec moi-même. Évidemment, on a dit des choses sur moi, mais rien que ce que je me disais déjà. J'ai commencé la chanson tard donc je n'ai pas encore toutes les techniques. Je travaille encore dessus.
J'ai la chance d'avoir une communauté, donc mes concerts se sont remplis plus vite car les gens étaient curieux et attachés à ma personnalité avant même la sortie de mon premier album. Aujourd'hui, beaucoup d'artistes font des vlogs pour montrer leur quotidien et promouvoir leur musique. Moi, j'ai juste fait les choses dans l'autre sens. Dans la musique, il y a de la place pour tout le monde.
Vous avez été nommée aux Victoires de la Musique. C'est un sacré coup d'accélérateur…
Ça m'a beaucoup aidée à prendre confiance en moi et à arrêter de me demander si j'étais légitime. À partir du moment où tu fais de la musique, tu l'es. Je sais aussi que c'était de la chance, il y a plein d'autres artistes très talentueux qui devraient être nommés.
En parallèle de The Voice Kids, quelle est votre actualité ?
Je viens de finir une tournée de 3 ans dans Zéniths, à l'Olympia et des festivals. Aujourd'hui, je me remets de tout ça, mais je suis déjà en studio pour faire de la musique. On est sur une phase de création et j'adore ça.
Est-ce que la télévision fera encore partie de vos projets dans l'avenir ?
Il ne faut jamais dire jamais, mais pour l'instant je ne me vois pas animatrice. J'ai envie de faire de la musique. The Voice Kids était une expérience différente car aider des enfants à réaliser leurs rêves et leur transmettre des conseils en tant que chanteuse me correspondait. J'espère continuer cette jolie aventure.
