INTERVIEW. Ce samedi 28 février a été marqué par le coup d’envoi de la saison 15 de The Voice sur TF1. Parmi les talents qui ont subjugué les quatre coachs de cette édition 2026, il y a Tessa B. Pour Télé-Loisirs, la chanteuse de 31 ans est revenue sur les coulisses de son audition à l’aveugle.
Qui succédera à Il Cello, le trio vainqueur de la précédente saison de The Voice ? le célèbre télé-crochet de TF1 est enfin de retour pour une quinzième saison. Le lancement de ce cru 2026 a eu lieu ce samedi 28 février. Une première soirée consacrée aux auditions à l’aveugle durant lesquelles Florent Pagny, Lara Fabian, Amel Bent et Tayc — les quatre coachs de cette édition anniversaire — vont devoir convaincre les talents d’intégrer leur équipe. Parmi les candidats qui se sont présentés sur la scène, le public a découvert Tessa B. Pour la jeune femme de 31 ans, participer à The Voice est un rêve enfin devenu réalité. Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, elle dévoile notamment la raison qui l’a poussée à tenter sa chance dans l’émission.
“Ça m’a mis une petite pression”: Tessa B. justifie son choix de chanson face au fils de l’interprète originel dans The Voice 2026
Télé-Loisirs : D’où vient votre nom de scène Tessa B. ?
Tessa B : C’est tout simplement mon nom de famille, Basset, inversé. J’avais 15 ans quand j’ai eu l’idée avec ma petite sœur Tiphaine, et à l’époque, j’avais trouvé ça plus stylé. Marine Basset ne sonnait pas très bien comme nom de scène, à mes yeux. Avec le recul, je me dis que je pourrais reprendre mon vrai nom un jour, mais ce n’est pas encore d’actualité.
La musique a toujours été votre passion. Y a-t-il un déclic dans votre vie ?
Pas vraiment. C’est plutôt quelque chose de progressif et de naturel. Du plus loin que je me souvienne, c’était viscéral pour moi de chanter, danser et jouer. Je regardais Mariah Carey, Céline Dion, Britney Spears, et j’avais cette impression que je pouvais faire comme elles. Puis j’ai commencé le piano et la guitare seule, et j’ai compris que c’était un plaisir qui débordait en moi. Ma famille m’a toujours encouragée dans ce sens, sans me pousser. Ils m’ont simplement suivie. J’ai ressenti une grande confiance de leur part.
À 31 ans, vous avez déjà un parcours bien rempli : collaborations avec Synapson, Kendji Girac, Soprano, Roméo Elvis, Louane… Pourquoi avoir tenté The Voice ?
C’est une chance de dingue de faire découvrir ma voix au plus grand nombre, à travers un format où le chant est au centre de tout. On ne se base pas sur la personnalité ou le physique. J’ai déjà un public qui me suit. The Voice est une occasion de l’agrandir. En y pensant, c’était même un peu logique pour moi de participer à cette émission qui est un vrai accélérateur de carrière. Tout peut être si éphémère dans ce milieu.
Vous aviez déjà tenté d’intégrer l’émission par le passé. Que s’était-il passé la première fois ?
J’avais postulé il y a environ trois ans, mais je n’étais pas allée au bout des pré-castings. À l’époque, j’étais à un endroit musicalement où je n’avais pas encore tout exploré. Depuis, j’ai sorti mon premier album et j’ai mûri. Je me suis donc dit que je n’avais rien à perdre, à part me planter encore une fois dans le pire des cas. Cette fois, ça a fonctionné.
Pour votre audition à l’aveugle, vous avez choisi Confidence pour confidence, le tube de Jean Schultheis sorti en 1981. Comment cette chanson s’est-elle imposée ?
J’avais dansé dessus avec une amie, et en entendant les accords ainsi que les paroles, j’ai tout de suite senti qu’il y avait quelque chose à faire. Il fallait aussi trouver un titre qui n’avait jamais été interprété dans l’émission, et étonnamment, celui-ci n’avait jamais été proposé. Ça s’est vite imposé comme une évidence. Ce qui m’a quand même mis une petite pression, c’est qu’Olivier Schultheis [le directeur musical historique de The Voice, NDLR] est le fils de l’interprète. Il était présent lors de l’audition finale et même si on n’a pas beaucoup échangé, j’ai vu dans son regard qu’il semblait apprécier. Ma version est tellement différente de l’originale que je me suis lancée.
“C’était un immense privilège” : Tessa B. (The Voice) a déjà collaboré avec l’homme derrière les tubes d’anciens élèves de la Star Academy
À la fin de votre performance, vous avez fondu en larmes. Que s’est-il passé ?
[Elle rit.] Je m’étais pourtant promis de ne pas pleurer ! Mais The Voice n’est pas une scène ordinaire. Il y a le public, les coachs qui peuvent se retourner ou non, mes proches dans la Family Room… Quand les jurés ont buzzé et m’ont regardée avec intensité, j’ai reçu comme un shot d’amour. Le stress est redescendu d’un coup à la fin de la chanson, et les larmes ont coulé toutes seules. J’attendais ce moment de lumière depuis si longtemps. Ça a été l’un des plus beaux jours de ma vie.
Les quatre coachs se sont retournés. Vous vous y attendiez ?
Absolument pas. Je m’étais fait le pire scénario dans la tête. Voir Amel Bent se retourner au bout de quelques notes, sentir son énergie et son émotion, c’était magnifique à vivre. On s’était déjà croisées furtivement, dans les mêmes studios, à l’époque où je travaillais sur mon deuxième EP. Face à autant de compliments de la part de ces grands artistes, j’ai vraiment vécu mon passage comme une sorte de validation.
Vous avez également pu interpréter une de vos compositions intitulée J’ai grandi. Que représente ce titre pour vous ?
C’est l’une des premières chansons que j’ai composées pour mon premier album. Je la vois un peu comme un bilan de ma vie, de mon parcours. Pour la créer, je me suis entouré de Vincha [l’homme derrière les tubes d’Héléna, Marguerite, Barbara Pravi ou encore Ben Mazué, NDLR]. C’était un immense privilège de côtoyer un artiste qui a composé pour autant d’artistes. J’espère que ça se reproduira.
Vous avez finalement rejoint l’équipe de Tayc. Était-ce un choix instinctif ou réfléchi ?
Totalement instinctif parce que réfléchir était impossible sur le moment. Mon cerveau était en surchauffe : trop d’émotions et trop d’informations d’un coup. Ce qui m’a parlé chez Tayc, c’est une certaine légèreté dans sa façon d’être, et le fait qu’on partage des influences similaires. Je savais que je m’amuserais avec lui. J’ai laissé parler mon corps autant que ma tête.
En dehors de la musique, vous êtes aussi comédienne. Pour vous, c’est une simple respiration ou une vraie ambition parallèle ?
Les deux ont toujours coexisté en moi. Je chante et fait des sketchs depuis mon enfance. Aujourd’hui, je joue notamment dans Ménagez-moi, une série sur les réseaux sociaux avec Chloé Ménager, qui a reçu des guests comme Artus, Florence Foresti ou Arnaud Tsamère. Je passe aussi des castings ponctuellement. Mais si on me demandait de choisir entre musique et comédie, j’aurais l’impression de sceller mon destin pour toujours. [Elle rit.] Alors, je compte bien continuer à faire les deux.