INTERVIEW. Guilherme a mis le feu sur le plateau de The Voice 2026 pendant son audition à l’aveugle ce samedi 28 février. Tellement déjanté, il a même trébuché sur scène alors que les quatre coachs étaient déjà retournés. Pour Télé-Loisirs, il revient sur ce moment imprévu.
Après des mois d’attente depuis la victoire du trio Il Cello, Nikos Aliagas est aux commandes de la saison 15 de The Voice sur TF1. Lors de ce premier numéro des auditions à l’aveugle, Guilherme a fait sensation. À seulement 22 ans, le jeune homme originaire du Portugal est arrivé avec une énergie débordante sur le plateau. En reprenant – à sa sauce – Pas de woogie boogie d’Eddy Mitchell, il a convaincu les coachs : Florent Pagny, Lara Fabian, Amel Bent et Tayc. Toutefois, alors qu’il était survolté sur scène, il a trébuché et s’est retrouvé par terre, avant de se relever pour terminer sa prestation. Pas de doute, Guilherme (qui a rejoint l’équipe de Tayc) a déjà marqué la saison ! Pour Télé-Loisirs, il revient sur cette expérience qu’il a tant appréciée.
Guilherme (The Voice) n’avait même pas 10 ans en arrivant en France : “Avec la crise financière au Portugal, on galérait“
Télé-Loisirs : Comment vous êtes-vous retrouvé dans The Voice ?
Guilherme : C’est grâce à une directrice de casting qui s’appelle Sarah Berchot. Elle a cru en moi, m’a contacté sur Instagram et m’a demandé de lui envoyer trois vidéos. Je n’avais rien à perdre ! L’une des trois, c’était Pas de Boogie Woogie d’Eddy Mitchell. Depuis le début, je voulais faire cette musique-là.
Vous êtes arrivé en France quand vous étiez enfant. Pourquoi ?
Avec la crise financière au Portugal, on galérait un peu. Quand j’avais 7 ans, mon père nous a annoncé qu’il partait travailler en France pour gagner plus d’argent pour qu’on vive mieux. C’était particulier. Tu as un père qui est là pour toi, qui travaille pour toi, mais tu ne le vois jamais. Un jour, ma mère m’a dit ‘Écoute, j’en ai marre, ce n’est pas la vie que je dois mener’. Du coup, avec ma mère et ma sœur, on est partis en France. J’allais avoir dix ans. De mes 7 à 10 ans, je ne voyais mon père que très rarement.
Dans votre portrait, vous confiez avoir enchaîné les boulots. Pourquoi avoir attendu pour vous lancer dans la musique ?
C’est un milieu compliqué malheureusement. Il faut avoir une visibilité énorme et des gens qui croient en toi. Dans ma famille, personne ne fait de la musique comme moi. J’ai toujours tout fait tout seul. C’est un milieu qu’ils ne comprennent pas. Mais je suis fier car en participant à The Voice, mes parents sont allés pour la première fois de leur vie à Paris. C’est une belle histoire !
Et The Voice Portugal... Ça ne vous aurait pas tenté ?
Non, mais j’aurais aimé représenter le Portugal à l’Eurovision. C’est le concours qui m’a poussé à faire de la musique. Mais je me suis construit en France, je suis relié à la France.
Guilherme raconte les coulisses de son passage dans The Voice 2026 : “Ça faisait six heures qu’on attendait”
Comment vous sentez-vous avant de monter sur scène ?
Je n’étais pas stressé. J’étais plutôt soulagé car ça faisait six heures qu’on attendait. Je n’en pouvais plus ! Je voulais tout lâcher, tout sortir. J’étais sûr que j’allais faire un truc dont j’allais être fier. C’est un morceau que je prends tellement de plaisir à chanter. Même si personne ne se retournait, ce n’était pas grave. Je faisais un truc tellement chouette à mes yeux et je voulais montrer ma personnalité.
Vous chantez à votre manière Pas de boogie woogie d’Eddy Mitchell. Pourquoi ce choix ?
Il y a encore quelques mois, je ne connaissais pas la chanson. J’ai formé un groupe de reprises avec des amis de la fac, pour mettre un peu d’argent de côté. Quand je l’ai écoutée, je me suis juste dit qu’elle était trop bien ! J’avais la possibilité de faire un arrangement assez intéressant où je pouvais mettre mon énergie et faire quelque chose de très théâtral, de très showman !
Vous êtes survolté sur scène. C’était seulement pour les auditions à l’aveugle ou vous êtes tout le temps comme ça ?
En tant qu’artiste, j’estime que j’ai beaucoup plus de facilités à montrer quelque chose de solaire, même si j’adore aussi la vulnérabilité. Ma plus grande qualité c’est d’oser et de ne pas avoir peur. En premier, j’ai voulu montrer cette aisance et ce plaisir que j’ai sur scène. Plus tard, je veux montrer un aspect plus vulnérable et les gens vont être surpris. J’ai rêvé de ça toute ma vie !
Vous avez même trébuché sur scène. Vous vous êtes fait mal ?
Non, je ne me suis pas fait mal, je n’ai pas eu de bleu ni rien ! Évidemment, quand je suis tombé, ce n’était pas prévu. Qui tombe en prime time le samedi, à 21h10… Dans mon arrangement, c’était prévu que je fasse un stop et que je revienne faire la dernière note, la plus grande. L’orchestre m’attendait ! Je suis devenu fou. J’adore la production, mais ces marches transparentes… surtout avec des santiags.